Comment déguster un vin ?

Analyser un vin, c’est être au confluent de la dissertation littéraire et la compréhension d’un parfum, c’est être à la rationnel et poétique. Nous détaillerons dans cet article deux techniques, l’une classique, l’autre plus moderne. Ce sont les méthodes canoniques enseignées aux sommeliers pour apprendre à goûter et à présenter un vin devant un jury de concours. Qui dit technique, dit vocabulaire précis pour vous les Fuzzy !

L’analyse sensorielle

Bien déguster un vin, savoir le commenter, c’est un tour de l’esprit allié aux sens. Vous devez être pleinement présent à vous-même et unir vos forces sur les deux plans. Il faut respecter un ordre de raisonnement, savoir introduire, conclure, mais aussi avoir une mémoire sensorielle à laquelle vous pouvez faire appel sans complexe. Cela peut sembler sérieux, bien que nous soyons dans l’univers du plaisir et de la sensualité, mais cette discipline est essentielle pour accéder à une meilleure connaissance non seulement du vin, mais elle peut aussi servir de base pour toute autre analyse de boisson aromatiquement complexe (thé, café, huile).

L’apparence

L’aspect visuel comprend plusieurs éléments à percevoir : la couleur de la robe qui informe du stade d’évolution du vin ; le disque qui indique l’importance de la matière dense du vin en équilibre avec l’alcool, plus léger ; les larmes qui attestent de la présence de glycérols de qualité, et enfin la brillance pour déterminer de la qualité de la filtration.

Le nez

L’aspect olfactif se repère en deux temps d’humage. Au premier nez, le vin peut en effet être un peut timide et nécessiter d’être remué en créant un tourbillon dans le verre pour être humé une seconde fois. Souvent le second nez est plus net, parfois complexe. On parle alors de bouquet, lorsque les notes sont multiples et aromatiques. On dit aussi d’un nez qu’il est franc, expressif, intense.

L’analyse du vin en bouche

L’aspect gustatif se fait en 3 temps : l’attaque, le milieu et la fin de bouche ou finale. Cette partie est la plus difficile à maîtriser, car le rythme ternaire rationnel de l’analyse peut entraîner des sensations très diverses qu’il convient de savoir ranger dans les bonnes cases. Souvent, on compare l’analyse gustative à une rencontre : l’attaque permet de faire connaissance avec le vin, le milieu permet de s’intéresser un peu plus à lui et la fin de bouche permet soit de rentrer plus en intimité soit de passer son chemin ! C’est ainsi que l’on pourrait dire qu’on aime un vin ou non.

Pour conclure sur l’analyse d’un vin, il faut être capable grâce aux trois moments précédents (apparence, nez et bouche) de déterminer le type de vin (couleur, sucrosité, acidité), un cépage ou un assemblage, un millésime, une région viticole, une AOC/IGP pour les plus fins connaisseurs.

Après cela, il est de bon ton de savoir faire des accords mets et vin pour mettre en pratique votre hédonisme jusqu’au bout. Et bien entendu, être capable de prévoir son évolution, son conditionnement à la bonne température (frais ou chambré) avec les bons gestes (décanter, aérer, laisser reposer) et la bonne occasion d’ouvrir la bouteille ! Tout un programme pour épater vos convives et briller par vos connaissances historiques et gustatives !

Découvrez aussi notre article sur « comment faire un accord met-vin ? »

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