L’application Clear Fashion, mieux choisir ses vêtements

Découvrons ensemble l’application de mode éco-responsable Clear Fashion, lancée en septembre 2019. Cette application gratuite, disponible sur l’App store et sur Android, attribue un score aux marques de vêtements selon 4 critères : humains, animaux, santé et environnement. Zara, H&M, Chanel, Sézane,… qui connait réellement ses fournisseurs ? Qui interdit des substances chimiques toxiques dans son processus de fabrication ? Vous allez tout savoir !

Pourquoi mieux connaitre les marques de vêtements ?

L’objectif de l’application Clear Fashion, à l’instar de Yuka pour l’alimentation, est de vous éclairer sur votre consommation. Effectivement on n’a pas envie qu’un enfant fasse notre pull pour quelques cents, on refuse que notre jeans ait fait 65000 km avant d’arriver dans notre garde-robe, on veut être certain.e.s qu’il n’y ait pas de substances chimiques toxiques dans notre lingerie. Mais où trouvez ces informations ? Comment savoir ?

C’est l’idée de la jeune startup, fondée par Rym Trabelsi et Marguerite Dorangeon, réunir en une application simple à utiliser et gratuite toutes les informations utiles sur l’éco-responsabilité des marques. En un tour de scan vous êtes fixé.e sur le positionnement de la marque sur laquelle vous vous interrogez !

Les 4 critères d’éco-responsabilité selon Clear Fashion 

Pour lever le voile sur les marques, l’équipe d’experts de l’application commence par récolter toutes les informations publiques disponibles, parfois complétées par des renseignements directement transmis par la marque. Ensuite toutes les données sont traitées selon 4 thématiques pour établir une notation impartiale. Notons aussi que les évaluations sont régulièrement mises à jour et que les marques sont incitées à un maximum de transparence.

LA SANTE

Avez-vous remarquez que vos vêtements sont en contact direct avec votre peau ? Ça parait bête comme question, mais on peut se la poser quand on remarque le peu de cas que beaucoup font de la présence de substances chimiques toxiques qu’on peut y retrouver. Vous ne voulez pas de perturbateurs endocriniens dans votre crème de jour alors veillez à ce que vous vêtements ne contiennent ni alkyphénols, les phtalates, les composés perfluorés, qui peuvent être vraiment dangereux pour votre santé.

L’application regarde si la marque publie la liste des substances nocives qu’elle interdit dans sa production et surtout vérifie si cette pratique est contrôlée pendant et après la production.

Quand on voit que des marques, comme Sézane ou The Kooples, qui publient la liste de ces substances, font audités leurs fournisseurs sur la toxicité ou ont des labels pour garantir leurs actions, on se dit que ce n’est pas si difficile et que toutes les marques pourraient le faire par respect pour le consommateur qui a doit d’avoir ce type d’informations de base. Heureusement en attendant ce jour où tout le monde sera transparent sur ce critère, il y a Clear Fashion pour éclairer un peu notre lanterne !

Les bons élèves de Clear Fashion : Sezane, The Kooples

Les mauvais élèves de Clear Fashion: Lacoste, Hollister

L’HUMAIN

Avec la catastrophe du Rana Plaza en 2013, les problématiques sociales de l’industrie textile sont (enfin) mises sur le devant de la scène mondiale. Nous avons mentionné dans notre article sur la définition de la mode éthique, le film « The True Cost » qui parle très bien de ces enjeux.

Comment essayer de remédier aux problèmes des travailleurs dans le milieu de la mode ? Selon Clear Fashion, une marque doit connaitre ses fournisseurs et travailler en direct avec eux, ainsi elle sera en mesure de contrôler les pratiques sociales et le respect des normes en droit du travail, en conventions collectives… Bien sûr il y a des labels, comme Global Organic Textil Stantard, Forest Sustainable Council, qui aident à garantir ces pratiques, mais il est intéressant de voir que Clear Fashion donne le % des collections de la marque qui sont labellisées.

En effet mettre 5% de sa collection sous un label pour dire qu’on est éco-responsable, c’est le fameux greenwashing (volonté d’une marque de communiquer sur son positionnement éthique alors qu’il n’y a pas grand chose de véridique… c’est exactement de la publicité mensongère !).

Les bons élèves de Clear Fashion : Esprit, Atelier Bartavelle

Les mauvais élèves de Clear Fashion: IKKS, Mango

LES ANIMAUX

C’est le moment vegan de l’article ! Oui chez Fuzzunivers, tout comme chez Clear Fashion, nous vous invitons à respecter toute forme de vie. Les problématiques autour du bien-être animal commencent à faire leurs chemins. L’idée de ce critère dans l’application est de vous dire si la marque utilise des matières d’origine animale.

Dans un monde idéal, on n’oublierait les cuirs et fourrures exotiques (espèces menacées and co), dont les animaux sont chassés et braconnés ou exploités intensivement. On réduirait à minima les matières qui nécessitent la mort de l’animal (cuir, duvet, plumes), en les gardant comme co-produits de l’industrie agroalimentaire (avec une production elle aussi plus raisonnée). Et on certifierait le bien-être animal des animaux dans les élevages, pour les matières qui s’exploitent du vivant de l’animal (laine, cachemire, mohair). En tout cas l’application propose des données claires sur le positionnement de chaque marque référencée par rapport aux matières animales.

Les bons élèves de Clear Fashion : Undiz, Cache Cache

Les mauvais élèves de Clear Fashion: Eric Bompard, Monoprix

N’hésitez pas à jeter un œil à notre article sur la 1ere fashion week vegan !

L’ENVIRONNEMENT

Il y a beaucoup à dire sur cette question… L’impact carbone, la gestion des déchets, l’utilisation d’énergies renouvelables, la consommation et la pollution de l’eau et le choix de matières premières écologiques ou recyclées sont autant d’éléments qui sont pris en compte dans l’application pour donner un score environnemental à une marque.

Les bons élèves de Clear Fashion : Le Slip Français, Lagoped

Les mauvais élèves de Clear Fashion: Naf Naf, BA&SH

Bien sûr on souhaite que les bons élèves fassent des émules et que ceux à la traîne prennent de bonnes habitudes de travail. Ce sera un WIN WIN WIN pour les marques, les consommateurs et la planète !

Pour finir, l’application Clear Fashion vous aide à mieux choisir vos vêtements et elle est aussi là pour contribuer au changement des mentalités, à montrer que des marques ont de bonnes pratiques contrôlées, que c’est donc accessible à tous. Et vous les Fuzzy, avez-vous d’autres outils pour consommer de façon plus responsable dans le domaine de la mode ? Dites le nous en commentaire !

Dans notre dossier sur « la mode éthique », retrouvez aussi :

(Crédit photo Clear Fashion)

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Le savais-tu ?⠀ Les ouvrières asiatiques touchent 0,18 centimes sur un t-shirt qui sera vendu 29e en Europe 😯 . En Asie, les conditions de travail dans les usines de textile sont déplorables. Bien moins contraignantes et protectrices qu'en Europe, les travailleur·se·s y sont surexploité·e·s et les accidents industriels sont fréquents 🤕⠀ ⠀ Le sablage (méthode consistant à délaver un jean) est l'une des pires tâches pour un·e travailleur·se du textile. Du sable est pulvérisé à haute pression à l’aide de canons. Les ouvriers·ères sont exposé·e·s à la poussière de silice qui s’introduit dans leur organisme. Ils peuvent développer une maladie appelée la silicose susceptible d’évoluer en cancer. Bien d’autres tâches comme la teinte des vêtements et l’utilisation d’éthoxylates de nonylphénol et autres phtalates sont très dangereuses 🛢⠀ ⠀ 💲Côté rémunération, c’est pas mieux. Le salaire le plus bas revient au Bangladesh avec 0,32 cent US$/heure et 0,55 cent US$/heure au Pakistan 💲 . Mais l’industrie du textile emploie 1 million de personnes dans le monde et crée de la richesse dans les pays. 17 % du pib du Bangladesh est lié au secteur du textile et 8,5 % au Pakistan. ⠀ 59 % des exportations du textile au Bangladesh sont à destination du marché européen. Ces pays sont dépendants des pays développés et les travailleur·se·s dépendant·e·s de l’industrie du textile. .⠀ ⠀ Alors, que faire pour lutter contre ces problèmes ? 🤔⠀ ⠀ ·Se renseigner sur les procédés de fabrication des vêtements. Comment ? Via l’app Clear Fashion 📱⠀ ⠀ ·Acheter des vêtements qui portent un label. GOTS garantit des fibres de coton issues a minima à 70 % de l’agriculture biologique ou l’Écolabel européen inclut des critères sur la juste rémunération, la sécurité des travailleurs et le non-travail des enfants. ⠀ ⠀ ·Les usines européennes sont obligées de retraiter l’eau et d’utiliser des produits chimiques moins nocifs pour les êtres humains et pour l’environnement. L'Écolabel européen interdit le recours au sablage manuel ou mécanique.⠀ ⠀ 📷 @rafaelsaes⠀ .⠀ .⠀ .⠀ .⠀ #clearfashion #moderesponsable #modeethique #modedurable #secondemain #slowfashion #ecoresponsable

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